La vie n’est pas absurde, elle est difficile, très difficile seulement.
Arthur Adamov
D’après « Ping pong » de Arthur ADAMOV et « ping pong
player » de William SAROYAN
Mise en scèneSina TILAAvec
Guillaume LEPITRE
Logan SANDRIDGE
Satya CHATILLON
Baptiste BEIGNON PIVERT
Traductrice du texte anglaisCléa HANCE
ScénographieSina TILALumièreLogan SANDRIDGE
CostumesMaryam KAVIAN
CommunicationGuillaume LEPITRE
AfficheSatya CHATILLON
PhotoMaryam KAVIAN
VidéoLaurent WITTMER, Kasra HEDAYATI FAR
Régie généraleLuigi D’ARIA
Régie lumièreJule GOUSSEAU
Ici le cœur de l’action est le jeu de ping pong. Les personnages y jouent en toute liberté, avec leurs limites, ils sont déterminés, et maladroits ; ils jouent dans un cadre qu’ils ont créé, ou que leur société a imposé. Le jeu devient alors un symbole de la vie, et des relations entre les êtres. Les personnages de Saroyan ressemblent beaucoup aux personnages d’Adamov ; ils tentent tous farouchement, obstinément, désespérément de garder quelque chose. Le jeu de ping pong devient un jeu de mort, un duel dont on ne connaît pas l’issue ; dans les deux pièces, ce commencement fatidique est un commencement-pour-la-fin. Pour les couples de Saroyan, la vérité reste dans l’ambiguïté ; « Que tu dises la vérité, ou que tu mentes… », et pour les vieux d’Adamov, au moment-même où ils touchent à la vérité, ou du moins où ils le pensent, tout vient à sa fin. Est-ce que cette vérité est la mort ? Quelque chose qui a toujours été là, et qui n’a reçu que notre indifférence ? Est-ce que cette vérité n’est pas ce qu’on est en train de vivre, l’instant-même ? La dernière vérité à laquelle on ne peut pas toucher, et qu’ils subissent, c’est celle du temps.